L’immunisation - un chantier inachevé

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Selon un rapport commun Fédération internationale / GAVI, le développement de vaccins nouveaux et sous-employés pourrait sauver des millions de vies humaines 

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Source: Tom Van Cakenberghe/IFRC

Genève, le 14 septembre 2010 - Un rapport publié aujourd'hui par la Fédération Internationale de la Croix Rouge et du Croissant Rouge (FICR) et l'Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination (GAVI) indique que, bien que de nouveaux vaccins antipneumococciques et antirotavirus pourraient sauver plus d'un million d'enfants chaque année, les campagnes de vaccination sont en péril par manque de financement (4 milliards de dollars américain).

Les vaccinations ont donné d'excellents résultats dans le cas de maladies telles que la poliomyélite et la rougeole mais un succès constant ne peut être obtenu que par des engagements politiques et financiers durables. Le rapport de la GAVI  (« L'immunisation : un chantier inachevé ») montre que trop d'enfants meurent encore de maladies vaccinables.

Le soutient apporté par les campagnes de vaccination de la GAVI est crucial pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement ainsi que ceux de l'initiative du G8 à Muskoka pour la santé maternelle et infantile.

Nina Schwalbe, directrice générale du Département politique et performance de la GAVI

Trente six pour cent de tous les décès dans le monde d'enfants de moins de cinq ans sont dus à seulement deux infections : la pneumonie et la diarrhée. La plupart de ces vies pourrait être sauvée grâce à des campagnes de vaccinations efficaces assez peu coûteuses.

La GAVI encourage et finance la vaccination dans les pays les plus pauvres du monde. Ses prévisions pour 2015 publiées dans le rapport mentionnent que plus de quarante nations projettent d'utiliser la vaccination antipneumococcique contre la bactérie associée à la pneumonie et à la méningite. On pourrait ainsi immuniser plus de cent dix millions d'enfants et sauver quelque huit cent quarante mille vies.

Grâce à l'aide de la GAVI, plus de quarante pays envisagent d'utiliser aussi la vaccination contre les rotavirus - cause la plus fréquente des maladies diarrhéiques graves chez le jeune enfant. On pourrait immuniser près de soixante millions d'enfants et sauver quelque deux cent mille vies.

Nina Schwalbe, directrice générale du Département politique et performance de la GAVI affirme que : « le soutient apporté par les campagnes de vaccination de la GAVI est crucial pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement ainsi que ceux de l'initiative du G8 à Muskoka pour la santé maternelle et infantile. Nous devons nous concentrer encore sur la vaccination car c'est une solution clé peu coûteuse qui améliore l'état de santé général des enfants dans les pays les plus pauvres du monde ».

Grâce au développement de la vaccination de routine contre des maladies telles que la diphtérie, le tétanos, la coqueluche, ainsi qu'à d'autres vaccins, la GAVI estime qu'en tout, plus de quatre millions de vies pourraient être sauvées. Pour que tous les progrès techniquement possibles soient réalisés, il lui faut encore rassembler près de quatre milliards de dollars américains.

D'après le Secrétaire général de  la Fédération Internationale de la Croix Rouge, Békélé Geleta : « jusqu'à ce jour, la vaccination est un véritable succès ».  La Fédération est la branche mondiale de la Croix Rouge et du Croissant Rouge dont le travail comprend la promotion des valeurs humanitaires, la gestion des catastrophes naturelles et la promotion de la santé des communautés. Le Secrétaire général ajoute que : « dans l'ensemble, le monde à déjà réalisé quatre vingt pour cent du plus facile à faire : restent les vingt pour cent les plus difficiles. Ces derniers vingt pour cent représentent les communautés les plus inaccessibles, les plus pauvres parmi les pauvres, les exclus ainsi que tous ceux qui sont victimes depuis longtemps de catastrophes complexes voire oubliées, telle que la sécheresse chronique de la Corne de l'Afrique ».

La diminution significative des fonds de l'Initiative contre la rougeole, créée entre plusieurs partenaires en 2001, et un affaiblissement de la volonté politique ont permis la résurgence de la maladie. Il est de plus en plus préoccupant de constater que les acquis de la dernière décennie pourraient être perdus : la rougeole engendrerait plus de cinq cent mille décès d'ici à 2012. Des flambées récentes en Afrique, où la mortalité due à cette maladie avait été réduite de quatre vingt douze pour cent entre les années 2000 et 2008, nous rappellent que les avancés demeurent fragiles.

Depuis le lancement de l'Initiative mondiale pour l'éradication de la poliomyélite (GPEI)  en 1998, le taux d'incidence de la maladie dans le monde a été réduit de quatre vingt dix neuf pour cent ; elle reste endémique dans quatre pays seulement, soit en Afghanistan, en Inde, au Nigéria et au Pakistan.

Le monde n'a jamais été aussi près d'éradiquer la poliomyélite mais il en reste un pour cent, mortel : la flambée récente au Tadjikistan le confirme. L'Initiative (GPEI) révèle que ce résultat historique est aussi fragilisé à présent par le manque de fonds pour les activités prévues de 2010 à 2012 (1,3 milliard de dollars américains) : la surveillance de la maladie et les campagnes de vaccination ont déjà été restreintes.

Le rapport commun IFRC/GAVI souligne aussi qu'un des points clef de la vaccination est la rentabilité. La vaccination est un atout pour le domaine de la santé publique, en particulier dans les pays à faibles revenus qui ne disposent pas d'infrastructure pour soigner beaucoup de personnes malades.

Le rapport ajoute que les maladies transmissibles sont les ennemis du développement. Une recherche américaine a montré que chaque dollar investi dans un vaccin permet d'économiser 14,5 USD en soins de santé. La vaccination permet à tous d'être productifs, y compris ceux et celles qui prennent soin des malades ; elle est facile à réaliser, renforce les soins en santé primaire et son impact peut être amplifié grâce à l'effet de l'immunité de communauté.

 

Au sujet de la Fédération :

La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant Rouge (IFRC) est la plus grande organisation humanitaire du monde ; elle agit sans aucun critère discriminatoire de nationalité, de race, de religion, de classe sociale ou d'opinion politique. Elle a été fondée en 1919 et comprend aujourd'hui 186 Sociétés nationales, dans le monde entier. La Fédération est un partenaire engagé dans l'éradication de la poliomyélite. La société civile joue un rôle clé dans la dernière ligne droite pour l'éradication de la maladie grâce à la mobilisation de bénévoles des communautés qui font du porte à porte et organisent des groupes de discussion pour sensibiliser les populations sur l'importance de la vaccination contre la poliomyélite et toutes les maladies vaccinables. L'appel annuel contre la maladie

lancé par la Fédération permet de rassembler des fonds qui permettent à plus de cent mille bénévoles des Sociétés nationales de travailler en partenariat avec leur ministère de la santé respectif ainsi qu'aux côtés de tous les autres partenaires dans cette lutte afin d'aider directement les personnes concernées. Depuis l'année 2000, le rassemblement de plus de quatre millions de francs suisses a permis de soutenir la mobilisation sociale lors de plus de soixante dix campagnes de vaccination nationales dont les buts étaient d'atteindre les communautés les plus éloignées, de transmettre l'information sur tous les aspects du vaccin contre la poliomyélite, d'encourager les personnes qui élèvent les enfants à les faire vacciner et, enfin, d'aider significativement le personnel de santé.

Site Internet : http://www.ifrc.org

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