Un moyen de lutte testé et approuvé

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La vaccination est l’un des meilleurs moyens de sauver la vie de millions d’enfants, que ce soit dans les pays développés ou ceux en développement.

Des résultats remarquables

La vaccination compte parmi les moyens les plus efficaces de la médecine moderne pour sauver des vies et prévenir des maladies infectieuses graves et fatales. Peu d’autres interventions de santé ont eu « un impact majeur sur la réduction de la mortalité ».1 L’impact des vaccins sur la santé publique dans le monde est impressionnant :

  • La variole : déclarée éradiquée par l’OMS en 1979 après une campagne de vaccination mondiale ;
  • La poliomyélite : endémique dans 125 pays en 1988, elle paralyse chaque année près de 350 000 enfants ; à ce jour, quatre pays seulement demeurent endémiques ;2
  • La rougeole : une vaste campagne de vaccination a permis de réduire le nombre total de décès dus à la rougeole de 78 % entre 2000 et 2007 ;3
  • Le vaccin contre l’Haemophilus influenzae de type b (Hib), introduit en Ouganda en 2002, a presque éliminé la méningite à Hib du territoire ougandais.

Programme élargi de vaccination

L’effort mondial pour élargir la couverture vaccinale à tous les pays en développement a commencé en 1974, année où l’OMS a lancé le Programme élargi de vaccination (PEV). Cette initiative a permis aux pays de mettre sur pied l’infrastructure requise pour administrer un ensemble de vaccins recommandés, parmi lesquels six antigènes vaccinaux contre la tuberculose, la diphtérie, le tétanos, la coqueluche, la rougeole et la poliomyélite.

La vaccination, comment ça marche

Les enfants viennent au monde avec une immunité naturelle qui les protège contre les agents infectieux (bactéries et virus). Lorsque ces germes – appelés antigènes – pénètrent dans l’organisme, le système immunitaire produit des anticorps pour les combattre. Notre système immunitaire se souvient d’une réponse antérieure à un antigène donné et réagit contre toute attaque infectieuse. C’est la vaccination.

Les vaccins contiennent des antigènes ou des fragments antigéniques (tués ou alors affaiblis) qui provoquent des maladies. Ils ne sont pas suffisamment actifs pour déclencher une maladie, mais sont capables d’être reconnus par notre système immunitaire pour déclencher une réponse immune. Le tout premier vaccin contre la variole a été mis au point par Edward Jenner vers la fin des années 1700. Les premières lois sur la vaccination obligatoire n’ont toutefois été adoptées que 100 plus tard, lorsque Louis Pasteur a mis au point les vaccins contre la rage et l’anthrax.

Dans le courant des années 1980, l’OMS a collaboré avec l’UNICEF pour parvenir à la vaccination universelle des enfants à l’aide des six vaccins initiaux du PEV. Aujourd’hui, tous les pays mettent en œuvre des programmes nationaux de vaccination et, dans la plupart des pays en développement, ces vaccins là au moins sont administrés aux enfants.

En 2001, la vaccination permettait d’éviter 61 % des décès par rougeole, 69 % des décès par tétanos, 78 % des décès par coqueluche, 94 % des décès par diphtérie et 98 % des décès par poliomyélite qui seraient survenus en l’absence de vaccination.4

L’arrivée des nouveaux vaccins

Au cours des 20 dernières années, le nombre de nouveaux vaccins a véritablement explosé. Ils permettent aujourd’hui d’éviter plus de 30 maladies infectieuses courantes.

Depuis la création de GAVI en 2000, un nombre croissant de pays en développement ont introduit de nouveaux vaccins – contre l’hépatite B et le Hib notamment – dans leurs programmes de vaccination de routine. Les vaccins initiaux du PEV, plus les vaccins contre l’hépatite B et le Hib, permettent d’éviter plus de 2,5 millions de décès futurs chaque année.5

On estime que les nouveaux vaccins contre les deux principales causes de pneumonie et de diarrhée – le vaccin pneumoccocique conjugué (VPC) et le vaccin anti-rotavirus, respectivement – pourraient sauver près d’un million d’enfants chaque année.


1Initiative pour la recherche sur les vaccins, OMS : recherche et développement en matière de vaccins. Janvier 2005

2DT Jamison, JG Breman, AR Measham, G Alleyne, M Claeson, DB Evans, et al, éditeurs. Priorités dans le contrôle des maladies touchant les pays en développement. 2ème édition. New York : Oxford University Press; 2006

3Réduction de la mortalité rougeoleuse dans le monde entre 2000 et 2008 et risque de résurgence de la rougeole. Wkly Epidemiol Rec. 4 décembre 2009 ; 84(49):505-516

4L Brenzel, LJ Wolfson, J Fox-Rushby, M Miller, NA Halsey. Maladies évitables par la vaccination. Extrait de : DT Jamison, JG Breman, AR Measham, G Alleyne, M Claeson, DB Evans, et al, éditeurs. Priorités dans le contrôle des maladies touchant les pays en développement. 2ème édition. New York : Oxford University Press; 2006. p. 389-412

5Organisation mondiale de la Santé, UNICEF, Banque mondiale. Vaccins et vaccination : la situation dans le monde. 3ème édition. Genève : OMS. 2009.

6unicef.org : vaccination. http://www.unicef.org/immunization/index.html

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